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  • : Apothicairerie médiévale
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  • : Ce blog est consacré au métier d'apothicaire et aux remèdes naturels à l'époque médiévale. Vous y trouverez des articles, des documents d'époque ainsi que des photos de reconstitution d'une échoppe d'apothicaire réalisée dans le cadre de l'association Les Compagnons de Valérien.
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Attention ! Les recettes et renseignements donnés sur ce blog sont là uniquement à titre d'information. Il est par conséquent fortement conseillé de ne pas utiliser ces renseignements pour se soigner soi-même sans avis médical. Ces recettes et informations ne peuvent en aucun cas être assimilées à un traitement ou une prescription médicale. L'auto-médication a ses limites et elle implique toujours l'établissement d'un diagnostic médical précis avant d'être entreprise afin de ne pas traiter une affection qui n'existe pas et, surtout, de ne pas s'en laisser développer une qui nécessiterait d'autres soins adaptés plus importants et plus urgents. De même, avant de consommer une plante, soyez certain de l'avoir bien identifiée, car les confusions peuvent être très faciles. Certaines sont extrèmement toxiques. En cas de malaise ou de maladie importante, consultez d'abord votre médecin, votre pharmacien ou tout personnel médical qualifié qui sera en mesure d'évaluer votre problème de santé.

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Bienvenue sur mon blog apothicairerie-medievale.over-blog.com ! Je vous souhaite une bonne visite !

Mercredi 4 juillet 2007

Jusqu'au XIIe siècle, les médecins se chargent eux-mêmes de préparer et d'administrer les remèdes. Les deux professions se séparent ensuite. Les médecins se tournent alors de moins en moins vers la pratique et renvoient les patients, munis d'une prescription, chez l'apothicaire. Si ce dernier vient à manquer d'un ingrédient, il le remplace par un autre équivalent, pratiquant ainsi le qui pro quo. Cette démarche implique naturellement une bonne connaissance des plantes, au préalable récoltées par l'herboriste, mais également de certaines matières organiques. L'apothicaire se fournit aussi en pierres précieuses et semi-précieuses servant à pratiquer une lithothérapie aujourd'hui largement invalidée. Les pharmacopées sont tout de même le plus souvent efficaces ; il s'agit essentiellement de remèdes à base de plantes, lesquelles sont classées en six catégories correspondant à des états pathologiques : les plantes fébrifuges, les plantes des femmes, les plantes vulnéraires, les purges, les plantes des maux de ventre et les plantes antivenimeuses. 

Ce commerçant bénéficie d'autre part du monopole de la vente du sucre, du miel et de la cire, utilisés du reste dans les pharmacopées. Le miel, qui calme la toux et aide à dormir, peut avoir d'autres vertus en fonction des plantes à base desquelles il est fabriqué. Le miel de sauge, par exemple, a une action diurétique. La cire, naturellement cicatrisante, sert de matière de base pour la constitution des baumes. On peut également l'employer dans la réalisation des onguents, mais en association avec du saindoux, cette graisse étant celle qui pénètre le mieux l'épiderme humain. L'onguent se prépare au bain-marie, de même que les huiles parfumées servant aux massages, afin que les graisses ne brûlent pas. Un onguent à base de pectine de pomme est appelé pommade. Par la suite, ce nom se généralise à tous les onguents ayant une action calmante. Baumes et onguents sont, après filtrage, placés dans des récipients en terre cuite ou en bois, fermés soit par un couvercle du même matériau que le pot, soit par un morceau de parchemin ficelé. 

En usage interne, les plantes sont souvent administrées en infusion, car la plupart perdraient leurs vertus en décoction (action de faire bouillir la plante). Ce dernier mode de préparation est réservé aux écorces et aux racines, peu efficaces en infusion. Les plantes qui perdent leurs principes actifs par ébullition peuvent être employées en macération. On trouve aussi des préparations à base d'alcool (teintures, élixirs, vins médicinaux). 

Jusqu'au XIVe siècle, le métier d'apothicaire est peu réglementé et les dosages imprécis. A la fin du Moyen Âge, lorsque se forment les confréries de métiers, les apothicaires deviennent assermentés, comme le sont encore aujourd'hui les pharmaciens. Les règles concernant la composition des pharmacopées deviennent de plus en plus strictes, ce qui augmente du même coup l'efficacité de ces dernières. Les recettes ou composés sont réunies dans des ouvrages appelés antidotaires, qui s'ajoutent aux herbiers, répertoires descriptifs des simples (composants des remèdes), souvent illustrés.

Par Hedwige de Longuyon - Publié dans : Généralités
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